Le courage

Par Johanne Bisson, CHRA, le 6 juin 2016. Aucun commentaire

Le courage, de l’ancien français « corage », est dérivé du mot cœur et du suffixe « age » (ensemble des caractères relatifs au…). Il est défini comme étant une caractéristique ou une vertu qui permet d’entreprendre des choses difficiles en surmontant sa peur et en affrontant des risques.

Le courage authentique combine l’existence de la peur et la notion de risque. Pour s’exprimer, il doit y avoir surpassement dans l’action.

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Cette caractéristique s’avère une précieuse alliée en gestion autant que dans toutes les sphères de la vie. Le « courage managérial », c’est ainsi qu’on le nomme en gestion. Cela signifie d’abord de reconnaître une situation difficile et/ou délicate avec clairvoyance et d’assumer la responsabilité de la gérer. Trop souvent, on espère, malheureusement à tort, que le temps arrangera les choses, que les choses se tasseront d’elles-mêmes. On constate rapidement que le temps ne règle pas vraiment les choses. Il faut prendre son courage, se préparer et agir adéquatement.

Pour prendre action et gérer avec intégrité, authenticité et respect dans un cadre d’incertitude, c’est là que le courage managérial entre en scène. Décider de poser une action en n’ayant pas de garanties quant aux résultats malgré l’analyse et la préparation demande effectivement du courage. Des impacts et des réactions, il y aura assurément. C’est vrai que d’aborder une situation difficile en expliquant les faits et pourquoi cela doit changer, pourquoi telle option est retenue plutôt que telle autre et quel est le résultat escompté sans pouvoir en garantir la concrétisation, c’est exigeant. On comprend bien la notion de risque et ce qu’elle engendre. Combien de situations irritantes ou désagréables sont tolérées par crainte des impacts, des réactions, des perceptions et surtout du risque d’échec en fin de course ? Les conséquences découlant d’une décision courageuse peuvent créer du dommage… Mais quel dommage ? La situation concernée n’en fait-elle pas déjà ?  Ne rien faire serait-il moins dommageable ?

Pour limiter le risque, il importe de bien connaître tous les aspects de la situation que l’on juge difficile, d’analyser les enjeux avec intégrité. S’il se dégage que la situation ne peut pas perdurer, que les pronostics de changement s’avèrent moins dommageables que de ne rien faire, il faut agir. Prendre le soin d’informer avec une transparence rigoureuse, nommer les faits, les enjeux, les incertitudes et les risques, avoir un souci pour écouter les craintes des gens sont là autant d’éléments importants à considérer. Le courage sollicité à fond à ce moment, engendre l’action, suscite la réflexion et favorise la prise de conscience. La nature réelle de la situation, présentée de manière objective et intègre démontre la légitimité de l’action. En expliquant les éléments de la situation, les options étudiées et la décision, il faut être prêt à faire face aux impacts et aux réactions des gens. Si c’était facile et sans risque, on ne parlerait de courage.  Il faut également  assumer la responsabilité, en étant présent et sensible aux émotions (sentiment d’injustice, colère, tristesse…) et en offrant un soutien sur le terrain tout en ayant un contrôle sur ses comportements et ses propres émotions.

Courage ou lâcheté… C’est certes exigeant de prendre des décisions courageuses. Si elles sont prises avec célérité selon les valeurs de l’organisation, on en ressort grandi. Alors courage ! Osons prendre action.

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